Quelle réglementation pour les voyages dans l’espace ?

Finis les temps des voyages spatiaux dans les dessins animés ou dans des séries de science-fiction. Eh bien, avec les nouveaux équipements en place, le voyage spatial devient une réalité et commence déjà par séduire des milliers de personnes. Devant cette industrie naissante, les lois en vigueur sont encore insuffisantes pour assurer la sécurité des passagers et aussi leur permettre de souscrire aux garanties en cas d’accidents dans l’atmosphère.

Une industrie naissante et rentable

Selon les analyses et les études de marché qui ont été réalisées par cette industrie de tourisme spatial, plus d’un millier de personnes seraient prêtes à faire le voyage dans l’espace par an. Un total d’un milliard de dollars pourrait être le bénéfice que cette industrie aérospatiale pourra en tirer au bout de 12 mois de fonctionnement. La compagnie Virgin Galatic du groupe Virgin possédée par le milliardaire Richard Branson a déjà dans ses filets 200 touristes spatiaux sur un bassin qui a la capacité d’accueillir 30000 personnes. En outre, de nombreuses autres entreprises se sont développées dans la construction de vaisseaux spatiaux tels que le XCOR qui servira uniquement à desservir les vols sub-orbitaux. D’un autre côté, l’Ansar X-Prize(compagnie visant à offrir des vols spatiaux pour trois personnes dans un vaisseau sub-orbital) se met aussi dans la concurrence et a déjà vendu de nombreux billets à 100000 dollars l’unité.

La construction d’infrastructures spatiales

Dans plusieurs pays dans le monde, des infrastructures sont en construction ou ont été déjà construites. Par exemple, au Nouveau-Mexique, en Floride, au Texas et en Oklahoma, des ports spatiaux ont été construits pour permettre aux vaisseaux d’y décoller et d’y atterrir. En plus, le Royaume-Uni s’est aussi lancé dans la course avec la construction de huit ports spatiaux et investissement de 90 millions de dollars pour la construction d’un vaisseau spatial hybride du nom de Skylon, un vaisseau qui sera révolutionnaire. En Orient, les pays riches ne sont pas en laisse. Les Emirats Arabes-Unis et le Singapour ont aussi planifié la construction de certains ports spatiaux. En Afrique, le Nigéria qui fait partie des grandes puissances du continent nourrit l’ambition d’envoyer une personne dans l’espace.

La loi spatiale a du chemin à faire

Face à cette montée en flambée de cette industrie aérospatiale, le tourisme sub-orbital souffre d’une loi solide sur laquelle se baser. Les ébauches de loi qui existent ont été conçues pour être appliquées entre les Etats souverains. Néanmoins, le droit social qui existe a été bâti par des hommes d’État, de hauts fonctionnaires internationaux et des scientifiques engagés qui ont su se projeter dans cette voie. Le droit spatial répond donc aux idéaux fraternels tels que la « province de l’humanité » et les principes du « patrimoine commun de l’humanité » qui proviennent du Traité de l’espace extra-atmosphérique (1967) et du Traité sur la Lune (1979). En outre, cette loi stipule que les astronautes et tous les objets de l’espace doivent être redonnés à leurs états d’origine même s’ils atterrissent en territoire ennemi. Cette loi spatiale entre autres donne la légitimité aux Etats de décider de qui se passera dans leurs espaces.